réseau arts plastiques et visuels nouvelle-aquitaine

Assurer des conditions de travail équitables pour 
les artistes-auteur·ices est l’un des enjeux majeurs portés par le réseau astre et ses partenaires.

Dans le cadre du contrat de filière, des professionnel·les de l’art — artistes et diffuseur·euses — ont ainsi initié, dès 2018, la définition et le développement du premier outil permettant d’évaluer un niveau de rémunération juste, couvrant la diversité des activités des artistes-auteur·ices : exposition, rencontres publiques, conception d’œuvres, ateliers 
de pratiques artistiques et résidence.

Cet outil s’adresse aussi bien 
aux artistes-auteur·ices qu’aux diffuseur·euses et aux professionnel·les de l’ingénierie culturelle. Il permet aux artistes de faire valoir un droit à rémunération 
pour l’ensemble de leurs activités, tout en offrant 
un cadre partagé et transparent pour l’estimation 
et la construction des budgets de projets artistiques 
et culturels.

À ce titre, il favorise une meilleure compréhension des réalités économiques par l’ensemble des parties prenantes et contribue à sécuriser les relations professionnelles.

Pensé comme un référent, les montants proposés sont donnés à titre indicatif. Ils tendent vers une valeur juste, fondée sur les usages existants et les ressources disponibles, tout en tenant compte du seuil de revenu annuel ouvrant droit à l’ensemble de la couverture sociale du régime des artistes-auteur·ices. Ce référentiel a été défini en concertation avec le CIPAC, la FRAAP et le CAAP.

Les tarifs sont exprimés en fonction du SMIC horaire moyen et sont revalorisés en suivant cet indicateur (12,02 € au 1er janvier 2026).

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Étape 2 :

Vous êtes invité·e à prévenir astre de l’utilisation du référentiel et des modifications ou problèmes rencontrés en envoyant un mail à administratif@reseau-astre.org

historique et contexte

Les travaux du SODAVI en Nouvelle-Aquitaine et les échanges sur l’économie des artistes, ont établi le constat de la non-rémunération ou de la mal-rémunération des artistes par méconnaissance des droits ou par usages erronés des acteurs qu’ils soient diffuseurs publics ou privés, ou une collectivité.


La rémunération artistique a ainsi été inscrite comme le chantier prioritaire du contrat de filière, signé en juin 2018 entre l’Étatministère de la CultureDRAC Nouvelle-Aquitaine, la Région Nouvelle-Aquitaine et astre, réseau d’acteur·ices des arts plastiques et visuels.

Dès 2019, un espace de concertation rassemblant les membres de astre (collectifs d’artistes, diffuseur·euses, programmes de résidences ou de production) et des organisations professionnelles nationales 
à été construit pour participer à la définition 
de ce référentiel.

Le CAAP (Comité pluridisciplinaire des artistes-auteur·ices), la FRAAP (Fédération des réseaux et associations d’artistes plasticien·nes) et le CIPAC (Fédération nationale des professionnels de l’art contemporain) ont 
ainsi accepté de participer aux travaux.

Partant du constat que le déficit de dialogue social dans le secteur des arts plastiques et visuels est régulièrement souligné, cette méthode de travail volontairement ouverte s’est également inscrite dans une évolution marquée en 2019 par la création du Conseil National des Professions de Arts Visuels (CNPAV).


Ce référentiel s’est appuyé notamment sur :

  • la charte des auteur·ices et illustrateur·ices jeunesse
  • Les recommandations du Ministère de la Culture pour le droit de représentation